Le Soudan Déclare l’Amnistie Sauf Pour les Suspects de Crimes de Guerre

Le Soudan a déclaré une amnistie pour les dizaines de milliers de personnes qui ont combattu dans ses conflits civils en excluant ceux qui sont accusés de génocide ou de crimes de guerre. Le général Abdel Fattah al-Burhan, chef du conseil souverain au pouvoir au Soudan, a signé jeudi un décret d’amnistie pour “tous ceux qui portaient des armes ou ont pris part à des opérations militaires ou à la guerre”, a rapporté l’agence de presse officielle SUNA.

L’amnistie, qui prend effet immédiatement, “exclut ceux qui ont des mandats d’arrêt émis par la Cour pénale internationale ou … ceux qui sont recherchés pour génocide ou crimes contre l’humanité”, a-t-il précisé.

Les forces rebelles totalisent environ 50 000, dont 15 000 dont les groupes n’ont pas encore adhéré aux accords de paix du Soudan signés le 5 octobre à Juba, selon un ancien chef rebelle.

L’amnistie fait suite aux accords historiques signés par le nouveau gouvernement soudanais avec des rebelles actifs au Darfour ainsi que dans les États du sud du Nil bleu et du Sud-Kordofan.

Les Nations Unies affirment que le conflit dans la vaste région du Darfour, à l’ouest du Soudan, a tué 300 000 personnes et déplacé 2,5 millions de personnes.

Le président renversé Omar al-Béchir, emprisonné à Khartoum, est recherché par la CPI pour génocide et crimes contre l’humanité au Darfour.

Le chef de la milice Ali Kushayb, un haut commandant des forces Janjawid soutenues par le gouvernement, accusé d’avoir commis certaines des pires atrocités au Darfour, s’est rendu à la CPI en juin.

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