Des Suspects de Génocide Rwandais Détenus en Belgique

La police belge a arrêté trois hommes soupçonnés d’être impliqués dans le génocide rwandais, la dernière d’une série d’arrestations très médiatisées au milieu d’une chasse à l’homme intensifiée aux auteurs du génocide de 1994 qui a tué près d’un million de personnes dans ce pays d’Afrique centrale. Les procureurs fédéraux ont confirmé dimanche que trois ressortissants rwandais avaient été arrêtés en Belgique la semaine dernière et se trouvaient en détention préventive, accusés de graves atteintes aux droits humains. L’un des trois est chez lui sous surveillance policière.

Un porte-parole a refusé de donner plus de détails sur leur identité ou sur les raisons des arrestations. Le ministère des Affaires étrangères du Rwanda n’a pas immédiatement répondu aux appels à commentaires.

Les médias d’État rwandais ont identifié les trois suspects comme étant Pierre Basabose, Seraphin Twahirwa et Christophe Ndangali. M. Basabose est un ancien soldat, qui a été inculpé en 2015 pour son rôle présumé de distribution d’armes à feu et d’argent à la milice Interahamwe qui a mené le génocide. M. Twahirwa était un ancien fonctionnaire inculpé en 2014 pour avoir prétendument formé et commandé une milice de 600 hommes qui a tué des milliers de personnes dans les provinces du centre et de l’ouest du Rwanda. M. Ndangali a travaillé avec le ministère de l’Éducation et a été inculpé en 2012 pour avoir patrouillé et monté des barrages routiers dans les zones meurtrières. Le bureau du procureur rwandais n’a pas renvoyé les appels sollicitant des commentaires. Les détentions belges sont intervenues quelques mois seulement après l’arrestation de Félicien Kabuga, un ancien magnat du thé et du café accusé d’avoir financé le génocide. M. Kabuga, qui aurait financé le tristement célèbre Interahamwe, une milice hutue qui a massacré des milliers de Tutsis, a été arrêté par les autorités françaises en mai, ce qui a mis fin à une chasse à l’homme de plusieurs décennies.

M. Kabuga, 84 ans, fait également face à des accusations pour son financement de la Radio Télévision Libre des Mille Collines, une station de radio utilisée pour attiser la haine et inciter au meurtre du groupe ethnique minoritaire tutsi et des membres modérés de la majorité hutu qui abattage.

Les avocats de M. Kabuga ont nié les accusations qui incluent l’importation présumée de plusieurs milliers de machettes utilisées pendant les meurtres. Le mois dernier, un tribunal français a décidé qu’il devait être renvoyé devant le Tribunal pénal international de la ville tanzanienne d’Arusha.

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