Il est temps pour Israël d’enlever les gants avec la CPI

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répondu à la décision de la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête sur les crimes de guerre contre Israël en qualifiant cette décision «d’antisémitisme non dilué et de comble de l’hypocrisie». Il a fait la même demande après que la Chambre préliminaire de la CPI a inventé le 5 février un «État de Palestine» et fixé ses «frontières» sur la base des lignes d’armistice de 1949.

Netanyahu a bien sûr tout à fait raison. La CPI était censée être un tribunal indépendant et permanent qui servirait de forum de dernier recours pour punir les pires criminels de guerre. En réalité, quand il s’agit d’Israël, la CPI, semblable aux Nations Unies, s’est laissée détourner et manipulée par Ramallah et Gaza, pour être utilisée comme une arme pour persécuter les Juifs.

Au cours des six dernières années, depuis que la “Palestine” a rejoint la CPI, les institutions juridiques et diplomatiques israéliennes ont tenté de s’engager, directement et indirectement, avec la Cour pour éviter ses décisions antisémites. Ces efforts ont échoué.

Dans cette guerre, les mots, la raison, les faits et les arguments juridiques, quel que soit leur mérite, ont une valeur limitée. La diplomatie tranquille a échoué. Le moment est venu pour de vraies actions.
Compte tenu de la nouvelle agression de la CPI, voici quatre actions réelles qu’Israël doit adopter.

Expulser le personnel de l’ONU: L’organisme le plus responsable de la perpétuation de l’erreur selon laquelle un «État de Palestine» existe est les Nations Unies. Les représentants des Nations Unies en Israël passent toutes leurs heures de veille à soutenir les revendications palestiniennes au statut d’État. Ils dirigent des groupes de travail comprenant des ONG haïssant Israël – dont beaucoup ont des liens étroits avec des groupes terroristes internationalement désignés – qui inventent des réalités alternatives et produisent des rapports après rapports accusant Israël d’une pléthore d’infractions.

Puisque l’ONU et ses représentants sont responsables de l’antisémitisme ignoble reflété par le procureur de la CPI, la première étape d’Israël doit être d’expulser tout le personnel de l’ONU d’Israël. L’intention d’adopter ce plan d’action aurait dû être déclarée il y a des mois et aurait dû être mise en œuvre au moment où la Chambre préliminaire de la CPI a décidé d’inventer la «Palestine».

Arrêter de financer l’Autorité palestinienne: La décision de l’Autorité palestinienne de rejoindre la CPI était une violation fondamentale des accords d’Oslo. Chaque année, conformément aux accords d’Oslo violés, Israël donne à l’AP des milliards de shekels. Ces fonds représentent plus de 50 pour cent de l’ensemble des revenus de l’AP. L’Autorité palestinienne utilise cet argent pour financer sa campagne contre la CPI et, à ce titre, dans la pratique, Israël finance les actions de l’AP auprès de la CPI. L’autre utilisation par l’Autorité palestinienne des fonds fournis par Israël est de financer sa politique batailleuse de récompenses terroristes «Pay for Slay».

Cette situation ridicule ne peut pas continuer. Si l ‘«État de Palestine» existe, indépendant et en violation des accords d’Oslo, alors Israël doit cesser de donner à l’Autorité palestinienne les moyens de promouvoir son antisémitisme au sein de la CPI. Jusqu’à ce que l ‘«État de Palestine» fictif se retire de la CPI, Israël devrait cesser de transférer des fonds ou de fournir des services et privilèges à l’Autorité palestinienne et à ses représentants.

Mettre fin à la confusion: depuis plus de cinq décennies, Israël n’a pas réussi à revendiquer clairement une quelconque partie de la Judée et de la Samarie, arguant simplement qu’il s’agissait de «zones disputées». Cette politique a permis au procureur de la CPI de faire l’argument suivant: étant donné qu’Israël n’a jamais pleinement revendiqué la Judée et la Samarie, mais que les Palestiniens ont clairement revendiqué la «Cisjordanie», la zone doit appartenir aux Palestiniens.

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Étant donné que l’absence de revendication claire d’Israël est utilisée contre lui politiquement, il est temps que cette politique israélienne ambiguë prenne fin. Israël doit faire comprendre au monde qu’il a droit à toute cette terre et que c’est notre revendication qui a tout le soutien juridique. Israël doit revendiquer sa revendication légale et historiquement justifiée sans équivoque, ne laissant aucune place à toute idée fausse, de sorte que personne ne puisse prétendre que l’absence d’une telle revendication par Israël prouve que la terre est palestinienne.

ONG de sanction promouvant l’antisémitisme: les efforts de l’Autorité palestinienne pour diaboliser Israël sont soutenus par des ONG israéliennes financées par l’étranger telles que B’Tselem et Breaking the Silence. Ces organisations et les autres comme elles devraient être interdites et empêchées de mener des activités en Israël.

Les dangers que représente la CPI pour Israël et les Israéliens sont considérables. Pendant des années, Israël a essayé l’approche douce, juridico-diplomatique. Cette approche ayant manifestement échoué, Israël doit maintenant adopter une approche beaucoup plus globale et agressive. Les gants doivent se détacher.

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