Le Maroc élu Vice-Président du 14e Congrès des Nations Unies Pour la Prévention du Crime et la Justice Pénale

Le Maroc a été élu dimanche vice-président du 14e Congrès pour la prévention du crime et la justice pénale, qui a débuté à Kyoto, au Japon. Les participants à la réunion, tenue en format hybride, ont élu, par acclamation, le ministre japonais de la Justice, Yoko Kamikawa, à la présidence de ce 14e congrès, en plus de 21 vice-présidents dont le Maroc en la personne de l’ambassadeur Azzeddine Farhane, le représentant permanent auprès des organisations internationales à Vienne.

L’élection du Maroc à la vice-présidence du congrès de l’ONU est une reconnaissance de la contribution substantielle du Royaume aux efforts internationaux de lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations et dans le domaine de la prévention du crime et de la justice pénale, l’ambassade du Maroc en L’Autriche a déclaré dans un communiqué de presse.

La délégation marocaine au congrès, qui se déroulera jusqu’au 12 mars, est conduite par le ministre de la Justice, Mohamed Ben Abdelkader.

Dans son discours au 14e Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale, prononcé en direct de New York, le chef de l’ONU Antonio Guterres a souligné que «la prévention du crime, la justice pénale et l’état de droit ont un rôle clé dans le renouvellement du contrat social entre les États. et leurs populations. »

Le Secrétaire général des Nations Unies a souligné l’importance de ce Congrès des Nations Unies pour relever les défis découlant de la pandémie mondiale, notant que l’ordre du jour du forum de cette année cible les réponses nécessaires pour renforcer la prévention du crime et la justice pénale dans la crise sanitaire actuelle.

Celles-ci comprenaient des stratégies globales de prévention du crime pour soutenir le développement social et économique; des réponses intégrées pour renforcer les systèmes de justice pénale; et a revitalisé la coopération internationale et l’assistance technique pour prévenir et combattre toutes les formes de criminalité.

M. Guterres a souligné que les perturbations causées par la pandémie de coronavirus en cours présentaient aux criminels de nouvelles opportunités d’exploiter les personnes marginalisées et à risque.

«Nous sommes confrontés à des choix profonds. Le relèvement après la pandémie COVID-19 offre une opportunité de s’attaquer aux graves injustices et inégalités qui sévissent dans les sociétés depuis des générations », a-t-il déclaré.

Les participants au Congrès ont adopté plus tôt dimanche la Déclaration de Kyoto, par laquelle les gouvernements se sont mis d’accord sur des actions concrètes pour faire progresser les réponses concernant la prévention du crime, la justice pénale, l’état de droit et la coopération internationale. Les États membres prendront leurs engagements lors de la 30e session de la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale (CCPCJ) prévue à Vienne en mai.

Les discussions se poursuivront jusqu’au vendredi 12 mars, dans le cadre des procédures formelles ainsi que des dizaines d’événements spéciaux et de réunions auxiliaires organisés sur la plate-forme d’événements hybrides, qui aborderont des sujets allant de la lutte contre la corruption à la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages et les dimensions sexospécifiques de la lutte contre le terrorisme l’impact du COVID-19 en milieu carcéral, s’adressant aux enfants associés à des groupes terroristes et extrémistes violents, et aux jeunes en tant qu’agents de changement pour promouvoir l’état de droit.

Le 14e Congrès, initialement prévu pour avril 2020, a été reporté par l’Assemblée générale des Nations Unies en raison de la pandémie mondiale de COVID-19.

Le Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale est le rassemblement le plus grand et le plus diversifié au monde de décideurs, de praticiens, d’universités, d’organisations intergouvernementales et de la société civile dans le domaine de la prévention du crime et de la justice pénale.

Les congrès se tiennent tous les cinq ans depuis 1955 dans différentes parties du monde et traitent d’un vaste éventail de sujets.

Les résolutions du Congrès des Nations Unies ont eu un impact considérable dans le domaine de la prévention du crime et de la justice pénale et ont influencé les politiques et les pratiques professionnelles nationales et internationales.

Les Congrès des Nations Unies offrent un forum d’échange de vues entre les États, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales et des experts individuels représentant diverses professions et disciplines, l’échange d’expériences en matière de recherche, d’élaboration de lois et de politiques et l’identification des tendances et des problèmes émergents en matière de criminalité prévention et justice pénale.

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