L’ONU lance un appel pour renforcer la «colonne vertébrale logistique» du COVID-19 et avertit que la réponse mondiale pourrait s’arrêter

Dans une lettre ouverte publiée dimanche dans The Guardian (Royaume-Uni), les chefs d’agences des Nations Unies, notamment l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi que le Bureau de coordination des affaires humanitaires (BCAH), a déclaré que les vols annulés et les routes d’approvisionnement interrompues ont incité l’appel à permettre une augmentation rapide du personnel et des fournitures aux endroits les plus durement touchés par le virus.

Dans le contexte où les pays en développement, avec la moindre capacité à contenir le coronavirus, pourraient devenir des dépositaires de la maladie et pourraient entraîner de nouvelles vagues de COVID-19 dans le monde, les chefs d’agence de l’ONU ont averti que sans ces installations, «la réponse mondiale pourrait bégayer à l’arrêt ».

Expliquant que les agences humanitaires travaillent dans des endroits qui sont «des réservoirs potentiellement énormes où il est difficile de gérer le virus», M. Lowcock a affirmé que «personne ne sera en sécurité tant que tout le monde ne sera pas en sécurité».

«Il ne s’agit pas seulement de compassion et d’empathie, il s’agit de dur intérêt personnel.

Le PAM a besoin d’une expansion massive de ses services de transport et de logistique, y compris son service aérien humanitaire des Nations Unies, accessible à tous les professionnels de l’aide.

L’intention est d’utiliser deux centres de transport aérien commercial actifs en Europe pour affréter des vols afin de déplacer du personnel humanitaire vers des zones de crise, notamment au Moyen-Orient et en Afrique. Il vise également à transporter la fourniture de sept hôpitaux de campagne mondiaux dédiés au traitement des travailleurs humanitaires infectés par la maladie au cours de leur travail.

Appel à l’aide

L’appel fait suite à des mois au cours desquels les pays ont largement forgé leurs propres voies car de nombreuses institutions politiques mondiales – y compris celles de l’UE – ont eu du mal à trouver un consensus.

La lettre intervient également après le lancement par le Secrétaire général António Guterres, le 25 mars, d’un appel de 2 milliards de dollars pour un plan mondial de réponse humanitaire, dont 550 millions seulement ont été promis à ce jour, et dans la foulée de la suspension par le président américain Donald Trump du financement de l’OMS , l’agence des Nations Unies à la tête de la lutte contre les coronavirus.

Frappé de manière disproportionnée

La lettre dépeint le coronavirus comme «le défi le plus redoutable auquel l’humanité soit confrontée depuis la seconde guerre mondiale», soulignant qu’il «ne connaît pas de frontières, n’épargne aucun pays ou continent et frappe sans discrimination».

“Dans cette course contre un ennemi invisible, tous les pays doivent riposter, mais pas tous partir de la même ligne de départ”, a-t-il précisé, notant que dans les pays où les plus vulnérables du monde ont besoin d’aide humanitaire et de fournitures pour repousser la pandémie “, les vols annulés et les routes d’approvisionnement interrompues ont frappé de manière disproportionnée ».

«Il est dans l’intérêt de tous d’empêcher le virus de se propager sans contrôle, de détruire des vies et des économies et de continuer à faire le tour du monde», souligne la lettre.

Les services fournis par le PAM au nom de l’ensemble de la communauté humanitaire mondiale, permettront “une réponse rapide et efficace au COVID-19 pour les personnes les plus vulnérables”, a promis les chefs d’agence des Nations Unies.

Notant que tout le monde dans le monde fait face à «la même menace mortelle», ils ont souligné que «chaque étape qui accélère la livraison sauve des vies».

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